← Retour à l’accueil

FILIATIONS DU PROJET

Une histoire débutée
avant l’IA générative.

Responsive Mountain est un projet récent. Les questions qui le traversent - participation, interfaces conversationnelles, IA concertée, biais cognitifs et Society in the Loop - sont travaillées depuis 2016.

UNE FILIATION, PAS UN RÉCIT LINÉAIRE

Responsive Mountain ne sort pas de nulle part.
Il ne copie pas non plus le passé.

RM n’est pas la simple continuation de GEnIAL. Il recombine plusieurs trajectoires : la mobilisation communautaire des Responsive City Camps, l’IA concertée (Society in the Loop), des années de pratique de la participation citoyenne, puis une architecture d’outils devenue plus réalisable avec les modèles de langage et la recherche augmentée par des corpus.

Cette histoire compte parce qu’elle montre une constante : la technique vient après la question politique, le contexte et les personnes concernées.

REPÈRES

Du dialogue ouvert
au studio de mobilisation.

  1. 2016

    Responsive City Camps · Genève

    Grégoire Japiot et Matteo Mazzeri lancent avec le Genève Lab une série de rencontres inspirées des BarCamps. Les participantes et participants construisent le programme, partagent leurs expériences et interrogent une Smart City plus inclusive.

    « No smart people, no smart cities »

  2. 2017

    LiftLab · naissance de GEnIAL

    Un prototype multi-acteurs donne forme à une interface conversationnelle territoriale. Son nom rassemble Genève, le réseau, l’intelligence artificielle et le lien social. L’enjeu est déjà d’accéder plus simplement aux services et aux connaissances d’un territoire.

  3. 2018

    CERN IdeaSquare · du bot à l’écosystème

    Un Responsive City Camp organisé à IdeaSquare prolonge la recherche-action avec le CERN. GEnIAL Bot devient une première brique d’un hub plus large, appuyé sur des corpus de référence, la protection des données et l’idée d’un patrimoine informationnel commun.

  4. 2019

    IA concertée, open source et d’intérêt collectif

    La doctrine se précise : les finalités, les règles et les apprentissages d’une IA ayant des effets sociaux doivent pouvoir être discutés. L’approche Society in the Loop relie gouvernance algorithmique, participation et responsabilité publique.

  5. 2021–2024

    Participation, transitions et architecture produit

    Les pratiques de concertation territoriale, de civic tech, de design de services et de transition enrichissent la démarche. Les intuitions antérieures se transforment progressivement en briques de travail plus structurées.

  6. 2025–2026

    Responsive Mountain

    Le projet assemble ces héritages dans un studio de mobilisation : corpus contextualisés, cartographie des acteurs, simulations prudentes, serious games, facilitation et feuilles de route. La montagne sert de terrain d’intégration exigeant, sans limiter le champ d’intervention.

POURQUOI « RESPONSIVE » ?

Pas seulement une ville intelligente.
Un territoire qui répond.

Le mot « smart » a souvent réduit la ville à une accumulation de technologies, de capteurs et de données. « Responsive » déplace l’attention vers la relation : percevoir les signaux, écouter les personnes, comprendre le contexte, puis répondre et s’adapter.

Les Responsive City Camps ont fait vivre cette idée sous une forme très concrète : un cadre ouvert où les participants ne sont pas un public passif, mais contribuent au programme et aux réponses.

Cette conception dialogue avec l’ouvrage The Responsive City de Stephen Goldsmith et Susan Crawford, consacré à une gouvernance plus ouverte, plus réactive et appuyée sur les communautés. RM en propose une évolution : l’écoute n’a de sens que si elle peut se traduire en action, tout en gardant visibles les arbitrages et les responsabilités.

ET POURQUOI « MOUNTAIN » ?

Un terrain sentinelle.
Pas une frontière.

Les territoires de montagne concentrent des défis qui rendent la coopération indispensable : ressources sous tension, mobilités, tourisme, logement, biodiversité, adaptation climatique et pluralité des usages.

Ils constituent un terrain exigeant pour apprendre à relier les savoirs, les acteurs et les décisions. Mais Responsive Mountain ne travaille pas seulement « pour la montagne » : les méthodes sont conçues pour d’autres territoires et organisations confrontés à des situations complexes.

Le nom porte donc une origine et une exigence : être attentif aux signaux faibles, capable de réponse et ancré dans le réel.

CE QUI DEMEURE

Quatre principes ont traversé
les différentes étapes.

01

La participation avant la solution

Le dispositif se construit à partir des personnes, du contexte et de la question à résoudre.

02

Le corpus comme commun

Les sources doivent pouvoir être reliées, discutées, corrigées et réutilisées.

03

L’IA comme intermédiaire

Elle aide à structurer et questionner ; elle n’est ni oracle, ni décideur, ni représentant du collectif.

04

La société dans la boucle

Les règles, finalités et limites des systèmes doivent rester ouvertes à la délibération.

ET MAINTENANT ?

Transformer cet héritage en outils utiles.