← Retour à l’accueil

UNE BRIQUE DIFFÉRENCIANTE DE RM

Préparer le dialogue
avant de l’ouvrir.

Le Stress-test des controverses pour explorer les controverses, éprouver plusieurs cadrages et mieux concevoir la participation - sans prétendre prédire ce que pensent les personnes.

POURQUOI LE FAIRE ?

Une concertation se joue aussi
avant la première rencontre.

Un sujet peut sembler clair tout en laissant hors champ des acteurs, des usages, des contraintes ou des mots qui polarisent. Une question mal cadrée enferme le débat avant même qu’il commence.

Responsive Mountain utilise la simulation comme un environnement de préparation : pour faire apparaître les points de vigilance, comparer des formulations et imaginer des formats de dialogue plus adaptés.

L’objectif n’est pas de fabriquer de l’acceptabilité, mais d’arriver sur le terrain avec de meilleures questions.

LE STRESS-TEST DES CONTROVERSES

Quatre mouvements.
Un retour constant au terrain.

Chaque production est provisoire, traçable et destinée à être corrigée par les savoirs des personnes concernées.

  1. 01

    Constituer le corpus

    Documents de planification, diagnostics, études, données vérifiées, contributions antérieures et connaissances du système d’acteurs.

  2. 02

    Formuler des hypothèses

    Positions possibles, préoccupations, situations de vie, objections et biais de cadrage - clairement distingués des faits établis. Chaque voix porte un statut : documentée, extrapolée ou non documentée. Un public absent des documents est signalé comme une absence documentaire, avec des pistes pour aller le rencontrer.

  3. 03

    Mettre à l’épreuve

    Comparer plusieurs façons de poser le problème, explorer les tensions et tester la robustesse du dispositif participatif envisagé.

  4. 04

    Retourner au réel

    Faire vérifier, contredire et enrichir les hypothèses par les experts du contexte et les personnes effectivement concernées.

CE QUE LA DÉMARCHE PEUT RÉVÉLER

Des angles morts avant qu’ils ne deviennent des impasses.

01

Les absences

Acteurs, usages et situations de vie encore peu ou mal représentés.

02

Les mots qui divisent

Formulations polarisantes, ambiguïtés et écarts de vocabulaire.

03

Les faits à consolider

Données manquantes, controversées ou à expliquer avant le débat.

04

Les accords sous le désaccord

Préoccupations communes qui peuvent ouvrir un point de départ.

05

Les formats inadéquats

Canaux, rythmes ou modalités d’expression à adapter aux publics.

06

Les choix à rendre visibles

Arbitrages, responsabilités et conditions de réussite à expliciter.

EXEMPLE DE QUESTION

Comment discuter les usages
d’une ressource en tension ?

Eau, mobilité, foncier, alimentation : la méthode s’adapte à des sujets où les contraintes matérielles, les usages et les représentations se croisent.

Le travail préparatoire peut produire

  • une carte des controverses et des interdépendances ;
  • les informations à vérifier ou expliquer avant la rencontre ;
  • les acteurs et situations de vie à mieux intégrer ;
  • plusieurs formulations de la question à débattre ;
  • des hypothèses de convergence et de désaccord ;
  • une séquence de mobilisation et de délibération à tester.

GARDE-FOUS

Simuler avec prudence.
Ne jamais confondre avec consulter.

Des voix fictives, annoncées comme telles

Les voix simulées ne sont ni des personnes réelles, ni un échantillon représentatif, ni un résultat de consultation. Elles ne sont jamais présentées comme une parole recueillie.

Pas de prédiction des opinions

Les réactions explorées sont des hypothèses de travail à contredire, pas des intentions attribuées à la population.

Pas de consensus automatique

Une convergence simulée ne vaut jamais accord collectif, et le désaccord peut rester légitime. L’outil ne propose jamais de formulation de compromis : un compromis se construit entre personnes réelles.

Pas de décision déléguée

RM prépare et questionne ; les experts vérifient, le collectif contribue et les responsables décident.

Pas de levier de conviction

Un levier sert à faciliter la participation, jamais à amener les personnes vers une position décidée à l’avance. Il doit pouvoir leur être expliqué ouvertement.

Pas d’usage électoral

Nous excluons les demandes liées à une campagne électorale, à un parti ou à une candidature.

SCTE · TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Renforcer le raisonnement
sans manipuler.

Le corpus RM sur les Sciences Comportementales et la Transition Écologique (SCTE) ajoute une couche critique à la simulation.

  1. Regarder le système avant le comportement. Vérifier les infrastructures, les coûts, le temps disponible, les alternatives, la justice et la confiance avant d’expliquer une situation par les seuls biais individuels.
  2. Mobiliser sans orienter à l’insu. Les nudges et les sciences comportementales ne doivent pas devenir des outils d’acceptabilité.
  3. Préparer la revue humaine. L’IA aide à rendre les hypothèses discutables ; elle ne réalise pas elle-même la validation éthique.

INSPIRATION DE RECHERCHE

Ce que nous retenons.
Et ce que nous abandonnons.

La recherche publiée par Google DeepMind sous le nom de « Habermas Machine » rédige, à partir des opinions de participant·es réel·les, des déclarations communes, et prédit l’approbation de chacun·e pour retenir celles qui recueillent l’accord le plus large. RM n’entretient aucun partenariat avec Google DeepMind.

Ce que nous retenons : l’idée qu’une IA peut aider à rendre explicites des positions et des désaccords avant une discussion, et à les soumettre à la critique.

Ce que nous abandonnons : la recherche de l’approbation maximale, la prédiction de l’adhésion et la rédaction de compromis par la machine. Certaines versions antérieures de notre outil reprenaient cette logique ; nous les avons abandonnées.

Deux travaux plus récents prolongent cette réflexion : John Rountree et John Gastil (2026) proposent d’utiliser l’IA pour simuler des délibérations, en complément de la délibération humaine ; Francesco Veri (Université de Zurich, 2026) soumet cette proposition à la mesure et en tire trois garde-fous, que nous appliquons ou nous engageons à appliquer.

UNE CONTROVERSE À PRÉPARER ?

Mettons votre cadrage à l’épreuve.

Parlons de votre situation →